L'histoire : Quand Maria Cristina Väätonen reçoit un appel téléphonique de sa mère, dont elle est sans nouvelles depuis des années, l'ordre qu'elle avait cru installer dans sa vie s'en trouve bouleversé. Celle-ci lui demande instamment de venir chercher pour l'adopter Peeleete, le fils de sa soeur. Nous sommes en juin 1989, Maria Cristina vit avec son amie Joanne à Santa Monica (Los Angeles). Cela fait vingt ans qu’elle a quitté Lapérouse, et son univers archaïque pour la lumière de la ville et l'esprit libertaire de la Californie des années 70. Elle n'est plus la jeune fille contrainte de résister au silence taciturne d'un père, à la folie d'une mère et à la jalousie d'une soeur. Elle n'est plus non plus l'amante de Rafael Claramunt, un écrivain/mentor qu'elle voit de temps à autre et qui est toujours escorté par un homme au nom d'emprunt, Judy Garland. Encouragée par le succès de son premier roman, elle est déterminée à placer l'écriture au coeur de son existence, être une écrivaine et une femme libre. Quitte à composer avec la grâce des brigands.

Verdict : quand on aime un auteur on est toujours impatient de découvrir son dernier roma; ce fut chose faite grâce aux matchs de Priceminister.

Alors que dire;  pas que je suis décue mais que ce n'est pas mon préféré; j'ai aimé les descriptions de cette ambiance particulière dans laquelle vit Maria Cristina; on se demande encore si de telles villes existaient vraiment mais le puritanisme américain n'a pas plus à etre prouvé et on s'effare un peu à l'idée que cette jeune fille hors norme et hors du temps parte dans un autre univers, celui de la Californie. Bien décidée à etre écrivain elle laisse peu à peu tomber les études et se retrouve sous le charme de son pygmalion, auteur à succès vieillissant qui cherche un renouveau.

Ce que j'ai moins aimé, l'impressin de survoler sans rien approfondir, ni l'attirance de Maria pour Rafael ni son succès dans l'écriture. On est beaucou plus dans la description; impression renforcée par le narrateur externe et dont on ne sait rien du tout. Une nouvelle fois, Véronique Ovaldé nous livre des portraits de femmes hors norme, des vies bien particulières. La vie de Marie passe comme un songe, succès, douleur, amertume, retrouvaille et découverte d'un enfant qui l'apprivoise.. Une vie passée à se défaire d'une enfance trop différente et qui laisse des angoisses.
Ce qui m'a manqué : la poésie, cette impression de légèreté Des vies d'oiseaux.

Mais j'aime toujours autant l'écriture et les personnages, les situations toujours renouvellées dans des lieux et des temps qui nous sont étrangers...

Je remercie donc PM et les éditions de L'Olivier  pour cet envoi qui me confirme mon goût pour cet auteur