Couverture La Vengeance du wombat et autres histoires du bush

L'histoire : ce n'est pas une mais plusieurs petites anecdotes qui nous sont ici contées par l'auteur lui même. Chaque chapitre relate une de ses aventures ou péripéties. Le bush est un vivier pour notre malchanceux narrateur qui se retrouve confronté à tous les animaux possibles et à des rencontres plus improbables les unes que les autres que ce soit avec des aborigènes ou des chercheurs de trésors, des passionnés d'animaux ou autres individus des plus étranges.

Verdict : Après Cinq matins de trop qui m'avait laissé un peu ébahie sans trop savoir quoi en penser j'avais pourtant envie de continuer à découvrir cet auteur. Car deux ans après je me souviens parfaitement de ce premier livre et au final le souvenir n'était pas mauvais. D'où mon choix lorsque Babelio l'a proposé. J'ai ensuite lu une critique positive chez Leiloona donc..
Bref; un mot pour décrire ce livre : les apparences sont trompeuses; toutes.
Notre narrateur est donc l'auteur lui même; homme trompeur puisque malgré ses kilos superflus, son goût de la bonne chère et du bon vin, il se retrouve en permanence embarqué dans des histoires rocambolesques dues à ses envies de périples dans le bush.
Des coins de l'Australie loin des cartes postales où les animaux et les hommes lui en font baver et c'est le moins que l'on puisse dire. Du paisible wombat au serpent le plus dangereux du monde, l'homme a beau se méfier (et à raison) il a tendance à se laisser embarquer par ses "amis" ou rencontres dans des situations dangereuses et qui m'ont malgré tout fait sourire.
Car oui ces aventures sont drôles; notre auteur ne se fait pas de cadeau et sait qu'il n'est guère courageux, enclin à la boisson (comme tout un chacun visiblement dans ces coins reculés) et se laisse toujours entrainer là où il ne faut pas être.
S'il n'aime pas l'aventure, une chose est sûre, l'aventure l'aime.
Et ces situations cocasses ne nous amènent pas à nous attendrir sur la pauvre victime du bush qu'est Kenneth Cook; car son humour, son appréhension justifiée des dangers qu'il finit toujours par affronter, sont un vrai régal.
Bien que peu fan de nouvelles, j'ai adoré. J'aime beaucoup la dérision dont fait preuve l'auteur, les animaux et les hommes tellement incroyables et qui ne donnent qu'une envie rester loin de l'Australie,  et surtout ne jamais mettre en doute la parole d'un homme qui vous dit qu'il a des grenades....

Un grand merci à Masse critique et Babelio et aux éditions du Livre de Poche.