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L'histoire : au bout du RER, à Joigny-les-deux-bouts, il ne passe jamais rien. Chacun vit sa vie selon ses priorités. Pour Yéva, sa lutte pour garder sa place, pour son mari, sa place dans le canapé devant la télé toute la journée. Leurs enfants, Tanièl qui passe son temps à zoner et son frère Yeznig qui travaille au CAT. Magalie elle, veut être la reine du bal, tous les jours, tout le temps. Ali aimerait être le petit ami de Magalie; sa jumelle aimerait ne pas porter le poids de son appartenance...tous ces destins se croisent au bar du village le Balto. Jusqu'au jour où le patron est découvert lardé de coups de couteaux. La police enquête et interroge tout ce petit monde pour connaître la vérité.

Verdict : des plus et des moins...On va commencer par les plus : l'histoire se lit facilement à condition de ne pas être choqué par le langage employé frôlant parfois la vulgarité. Un roman très court et dont le ton polyphonique est intéressant puisque même le mort parle. Des gens qu'on pourrait connaître...Les moins : pas mal d'incohérérences mais après tout pourquoi pas, c'est un roman. Le langage (oui soit on passe soit ça bloque) et ces gens "qu'on pourrait connaître" qui sont sacrément caricaturaux. Des bonnes idées mais un livre un peu creux; l'intrigue aurait pu donner lieu à un de vrais développements, pour montrer les combats de chacun pour se sortir de sa situation mais malheureusement on reste vraiment tout proche de la surface.
Alors qu'en retenir; et bien je n'ai pas forcé pour le finir non plus même si j'ai trouvé que le roman n'est pas abouti et que je ne recherche pas forcément en littérature le langage parlé (pas par moi en plus); mais j'ai bien aimé l'histoire quand même et savoir qui avait commis le crime. Bref un entre deux; je n'arrive pas à me prononcer ni pour ni contre. Pas un mauvais moment mais pas un grand livre. A voir peut être d'autres romans du même auteur pour me faire un avis, si c'est un style choisi ou si c'est un livre parmi d'autres.

Roman lu dans le cadre du Prix LDP 2010. Comme à chaque fois je remercie les éditions LDP.