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L'histoire : 1959, Michel a 12 ans; c'est le début des évènements d'Algérie avant la guerre mais pour le moment Michel ne jure que par les parties de baby, le rock'n roll et la lecture; il ne lit pas il dévore et ne fait que ça. A la maison l'ambiance est plutôt tendue entre les parents qui ne sont pas du même monde, Franck son grand frère qui lui rêve de tout changer et entre ces deux familles que finalement tout oppose. Alors Michel file au Balton pour faire ses parties de baby. Mais dans l'arrière salle il découvre aussi un club. Un club qui au début lui parait bien étrange avec tous ces hommes qui ont un accent, qui s'injurient et qui deux secondes après trinquent ensemble et surtout jouent aux échecs. Cette salle où passent aussi parfois de grands écrivains comme Sartre ou Kessel. Michel va entrer dans ce monde et découvrir que ces hommes sont des réfugiés qui sont passé à l'Ouest du jour au lendemain en abandonnant tout, femmes,enfants, famille parfois leurs idéaux....des hommes qui étaient souvent "quelqu'un" là bas et qui ici se retrouvaient sans rien...sans rien sauf ce club d'échec; mais au fond ils étaient vivants. Igor, Léonid, Pavel, Victor, Imré et tous les autres vont apprendre les échecs à Michel mais pas que...Michel se confie à eux lors des ces soucis amoureux, cherchent leur aide pour ses problèmes familiaux. La guerre d'Algérie va ébranler le monde de Michel avec le départ de son frère, de son meilleur ami et va encore plus déchirer ses parents. Pourtant la vie doit continuer le bac approche, Cécile l'amie de son frère a besoin de lui et son père aussi. Sans compter qu'il veut percer le secret de Sacha celui qui est rejeté par tous au club sans qu'il arrive à comprendre pourquoi. La découverte de ces destins brisés par la politique va se mêler au sien, à son apprentissage de la vie dans cet imposant roman qui est loin de se résumer à une vue politique de ses années.

Verdict : Ouf! déjà il faut être prêt; ce premier roman est avant tout un pavé de 750 pages. Et pourtant...quand je l'ai fini hier je n'étais pas prête à le laisser tomber; les personnages avaient encore tant de choses à raconter. A travers la vie de Michel, on découvre peu à peu les destins parfois hors du commun parfois moins de ces personnages qui ont abandonné leur partrie pour sauver leur vie mais qui ont aussi tout laisser derrière eux. Une blessure une plaie ouverte que chacun soigne comme il peut. Des souvenirs de vie mais aussi de morts, de guerre. On ne s'ennuit pas c'est sûr; ces destins on les croise dans des chapitres et on attend le suivant avec impatience. Michel grandit à côté de ces hommes dans une famille déchirée par la différence de milieu social, de croyance religieuse, de politique d'éducation; deux parents que tout oppose et que le retour en France des Français d'Algérie ne va faire qu'accentuer. Il passe tout son temps là bas, ou presque; d'abord partagé avec l'amie de son frère Cécile à faire de la photographie, sa passion. Puis avec Camille mais une fois de plus l'Histoire va les séparer. La passion de Michel pour la lecture est aussi agréable; ces lectures sont en général débattues par la suite soit avec le club soit avec ses amies ou avec la bibliothèquaire. Pour résumé nous n'avons pas le temps de s'ennuyer tout du long de ses 750 pages même si je me suis demandé où l'auteur voulait en venir. Finalement peut etre nulle part; juste un belle description des années là par la vie de Michel, des ses amis. Un bon roman qui bien qu'il ne fasse pas partie des coups de coeur de l'année vaut la peine de le finir.

Comme ce roman fait partie de la rentrée littéraire, j'en fait un livre voyageur c'est à dire que je le prete à tout lecteur connu de ce blog.                                                                                                                                                             1/7 44067202_p

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